<< Tu peux t'estimer bien moins que rien, Tu ne seras jamais rien qu'un homme. Jamais tu n'iras plus haut que tes pas, Jamais tu ne descendras plus bas. Mon coeur s'éparpille dans tes pensées, Mes yeux s'écarquillent. Je me suis posée. Je me soumets, Je me déteste, Je me contrains, Je m'irrespecte comme le fils qui s'évapore. Ma condition, mon unique solution, Décharnée, Déambulant désinhibée, Mon squelette exhibé en parure complexée. Je suis esclave, Je suis coupable de mon corps qui se plie aux violences condamnables des idéaux calibrés aux créateurs intouchables ... De toi, je me dissocie... Un pas dans les couleurs de tes fards, Clouent mes pensées dans ton sillage au milieu de ton espace, je m'égare. Autour d'un être dont je suis l'otage, J'efface les traces de ton curare, mais les miroirs vomissent ton image. Alors je m'arrache à tout espoir, Je rature ta bouche, tes yeux. Mon c½ur crache un acide noir. A la lueur d'un mur entre nous deux, je ne veux plus continuer de croire que je sortirai indemne de ce jeu. Je suis insuportable, je ne suis pas fréquentable. Je franchis les mauvaises frontières. Tes yeux s'innondent de mon Ether, tu me vois pas, tu le sens meme pas comme je te ronge et te bouffe les doigts. Meurt tout à l'heure. Je replonge, je me ronge comme je respire. Je replonge, je me ronge comme je soupire. Alors, où vais-je m'enfuir ? Et qui vais-je encore trahir ? Là ou tout est pareil, la même couleur au reveil. Cela inonde et empeste, devient noir et indigeste, Intolérable, idiot, infecte, Une flaque, c'est tout ce qu'il reste. Mes pommettes rouges me trahissent & mes yeux noirs te haïssent. Je m'amollis, me couvre d'artifices, Je me liquéfie en quettant tes indices. Je dois pourtant brouiller les pistes quand je démasque mes illusions. Résister, lutter, chasser le maléfice pour m'amoindrir l'inéluctable déception. Si tu m'avouais, que je suis juste un jouet. Cela m'amuserait. Tu finirais par me ranger, on me collectionnerait. Aux regles du jeu je derogerais. Tu pourrais meme me transformer en princesse delavee d'un sordide conte de fees. Sous ma peau qui se cabosse, Je ressens des choses atroces. Mes cheveux de nylon s'emmelent, autour de mon coeur mes veines craquelent. Je voulais juste trouver une issue. J'ai parfois des souhaits saugrenus. Dans mon coffre je t'ai attendu avec une robe, des etoiles, et des ciseaux pointus. Assise derrière la lumière. Mal coiffée, mal nourrie... Je m'assois devant toi, Je ferme les yeux pour mieux te voir, Je me perds pour mieux te croire. Je dissous mon amour propre dans ton acide égocentrique. C'est ça... Je suis ton évidence, intermittence. Et tu m'aimes et tu m'aimes... C'est ça... Il suffirait de briser mon silence. D'attendre que mon eau s'écoule, que j'admette enfin quand j'y repense, que tout en moi se serre dans une boule. Sous l'or et le coton, mes larmes se recroquevillent. Pas un bruit, pas une craquelure sur l'enveloppe. Il suffirait simplement d'user l'écorce, de laisser gronder le séisme qui me tord, mais mon corps lasse retombe et se désamorce dans une bousculade dont personne ne se sauve. Sous une peau bien propre et poudrée, Mon c½ur gonfle et s'emperlifie. Quand il saigne dans son carton lacéré, Eclatera, éclatera pas. Espérant le vide, Je suppose, amorphe. Le vacarme réside & c'est à lui que je m'offre. Rien ne m'est plus intolérable que la résonance de mes pas sur leur sol. Toute cette immensité stable & les chiens sans parole. Regarde comme ils m'absorbent. Mon corps devient si lourd, Tout ressemble à tout. Une fois encore je ne suis pas un dinosaure. Je prends la porte, Je te supporte, Tu n'en sort plus, Nous sommes perdus. Je cours dehors, Je bois la pluie. J'ai peur de toi, J'veux pas grandir. Une fois de plus, Je ne suis pas une tortue. Je veux un chat,Je veux m'enfuir pour disparaître, pour plus te nuire. Je cris trop fort, C'est pas poli. Debordee, je coule. Ce que je sens sur ma peau me donne la chair de poule. Inondee je craque. Les cendres qu'il me reste disposent mon cerveau en vrac. J'ai compris cette nuit que tout ne tient qu'a un fil. Celui qui nous tisse sans un bruit. Et a qui dois-je en vouloir? Et a quoi dois-je m'en prendre? Qui a pris la moitié de mon histoire? Et ma peur, a qui vais-je la tendre? De l'autre cote de ce miroir, je vois des visages se défendre comme l'image d'un morceau de hasard. Qui m'a semblé un moment tout suspendre. Un regard et des mains sans cesse en mouvement. Et le nombre de marionnettes que l'on a du. Que reste-t-il de ce manteau trop grand, A part sauf quelques atomes crochus ?
Tu manques deja, il n'y a rien a en dire. Les choses sont deja assez mortes comme sa. Me taire, un ou deux soupirs, mais juste me taire .. >>
Pic : Moi, Guillaume & Mélanie ( super après midi avec vous <3 )
Muka. __